grotte_reseau-LimousisLe creusement

La grotte de Limousis résulte d’une circulation d’eau souterraine, dont la pente générale de la grotte tendrait à faire penser qu’elle allait du porche d’entrée vers le fond de la cavité. Toutefois, on comprend assez mal que la grotte s’ouvre dans un vallon qui ne marque aucun aspect vraiment particulier au niveau du porche de la grotte.

En fait l’essentiel du creusement de la grotte de Limousis s’est fait alors que la cavité était entièrement noyée : cela est prouvé par des élargissements de fissures, des formes liées à la dissolution différentielle, des pendants (notamment le bloc aux griffades d’ours). Or il est prouvé qu’un creusement en régime noyé peut très bien se produire en contre pente.

Assez souvent, ce creusement est donc lié aux fissures, mais si la direction de la galerie est Sud-Nord dans une bonne partie de la grotte, la plupart des fractures sont légèrement obliques par rapport à la direction générale et ne jouent donc qu’un rôle local.

Le concrétionnement abondant, s’il souligne parfois des fissures qui apportent l’eau dans la cavité, empêche par contre le repérage de certaines autres : c’est le cas notamment au niveau du décrochement du lac vert.

Depuis que la cavité n’évolue plus sous régime noyé, des éboulements se sont produits dans la galerie Est-Ouest.

Des eaux d’infiltration sont parvenues et vraisemblablement parviennent encore agressives dans la grotte, expliquant certain aspect de la paroi rocheuse : dans la première partie de la grotte, la corrosion des parois souligne fréquemment les micro fissures de la roche, gravant des hiéroglyphes en paroi.

Ailleurs notamment dans la salle du lustre, la corrosion laisse en relief le remplissage moins soluble des micro fissures.

Parfois enfin, la roche apparaît malléable en surface au point que l’on peut y imprimer le doigt, une telle dégradation de la roche est attribuée à une corrosion biochimique.